A compter du mois de mars 2008, la sécurité sociale se lance dans une chasse aux malades imaginaires. En ligne de mire : les arrêts maladie abusifs… avec pour objectif, la suspension des indemnités journalières des salariés tricheurs !
Des contrôles accrus
Prévue par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2008, la traque ne sera dans un premier temps organisée que dans des régions affichant un taux élevé d’arrêts maladie.
Il s’agit d’Amiens, Avignon, Vannes, Evreux, Reims, Nîmes et Carcassonne dans le cadre du régime général. La Mutualité sociale agricole l'expérimentera quant à elle à Paris, dans le Val-de-Marne, en Gironde, dans le Finistère et les Côtes-d'Armor.
Le test devrait ensuite être généralisé à toute la France en 2010.
Pour réaliser son expérimentation, la Cnam compte s’appuyer sur les employeurs.
Ces derniers peuvent mandater un médecin chez leur salarié pour qu’il réalise une contre-visite et valide ou non l’arrêt maladie. Dans la pratique, seul une minorité d’employeurs ont aujourd’hui recours à cette pratique, mais la Cnam entend désormais établir une meilleure coordination entre elle et ces patrons. En cas de remise d’un avis défavorable par le médecin à l’occasion d’une contre-visite, la Cnam en sera maintenant informée et pourra suspendre le versement des indemnités journalières de sécurité sociale.
Ces indemnités ont représenté en 2006, 5 milliards sur les 140 milliards d’euros versés par l’Assurance maladie.
Source : Anne-Hélène Pommier | LEntreprise.com | Mis en ligne le 26/02/2008
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