Les murs, les planchers…peuvent être source de trois familles de litiges. D’abord les litiges dimensionnels, d’aplombs, de niveaux… les menuisiers sont les premiers visés.Deuxième famille de litiges, ceux qui portent sur la qualité des supports, qu’ils soient verticaux ou horizontaux, destinés à être enduits, carrelés, peints…Dans ce cas, le support horizontal ou vertical n’est pas plan ou insuffisamment pentu, fissuré, poudrant, humide…ces litiges sont fréquents entre le maçon d’une part et les carreleurs, les soliers, les peintres ou les enduiseurs d’autre part…qui refusent ce type de support pour leurs travaux respectifs. A juste titre, car accepter « malgré tout le support », c’est s’attribuer la responsabilité en cas de problèmes ! La troisième et dernière famille de litiges concerne les incorporations de canalisations, de câbles et de fourreaux des plombiers ou des électriciens. En effet, certains planchers en béton comportent des densités d’incorporations trop importantes, conduisant à de la fissuration, donc à du litige…
Méconnaissance des textes
A l’origine de tous ces conflits, il y a avant tout, une méconnaissance flagrante des textes règlementaires ou normatifs (parfois obscurs, il faut en convenir), mais également un manque de communication entre les différents participants. Si chaque maillon de la chaîne de construction maîtrisait ses textes et ses limites, beaucoup de litiges n’existeraient pas.Si le défaut de mise en œuvre est fréquemment incriminé, certains procédés ou produits de construction ont également leur part de responsabilité… 3 CONSEILS POUR EVITER LES LITIGES
1/ Une bonne préparation
La réussite d’un chantier passe par une bonne préparation. Dans les faits, cette préparation est souvent bâclée, notamment sur les petits chantiers. Pourtant, la norme NF P03-001 insiste sur la préparation du chantier et sur le rôle du maître d’œuvre (fréquemment un architecte) qui peut avoir trois missions : assister le maître d’ouvrage pour la consultation des entreprises et la conclusion des marchés, conduire l’exécution et, enfin, l’assister pour la réception des ouvrages et le règlement des entrepreneurs.
2/ Alerter le maître d’oeuvre
Lors de la préparation du chantier, les points critiques et les interfaces doivent être correctement appréhendées dans le respect du calendrier contractuel. Le maçon, responsable du gros œuvre, a une mission essentielle, car il va transmettre aux corps d’état son ouvrage. C’est lors de cette préparation que le maçon doit alerter le maître d’œuvre sur d’éventuelles erreurs de conception ou de difficultés à prévoir lors de la transmission de son ouvrage.
3/… ou son client
Si la présence d’un maître d’œuvre est fréquemment nécessaire, elle n’est pas obligatoire et de nombreux travaux sont réalisés sans maîtrise d’œuvre. Dans ce cas, chaque intervenant doit assumer la maîtrise d’œuvre relative à son lot et en cas de difficulté alerter son client et le conseiller de faire appel à un maître d’œuvre. Toutefois l’arrangement à l’amiable est fréquent et quand cela n’est pas possible et que tout parait bloqué, un expert peut être mandaté, avec toutes les conséquences qui peuvent en découler en termes de coûts ou de retards…Pour en savoir plus, cliquer ici.
Source : "Batirama.com"
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